SK SERENA KOSTA
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Guide des tropes

Enemies to lovers : comment savoir si ce trope est fait pour vous

C'est sans doute le trope le plus cité de la romance en général — et le plus souvent mal utilisé. Voici ce qui distingue un vrai enemies to lovers d'une simple dispute qui traîne, et comment savoir si vous allez l'aimer.

Enemies to lovers ne veut pas dire « deux personnages qui se chamaillent avant de s'avouer leurs sentiments ». Ça veut dire deux personnages qui ont une vraie raison de se vouloir du mal — un tort réel, un objectif opposé, un secret qui menace l'autre — et qui construisent une attirance malgré cette raison, pas en l'ignorant. Si les deux personnages s'entendraient bien dans n'importe quelle autre circonstance, ce n'est pas ce trope. C'est juste un malentendu qui traîne un peu trop longtemps.

Pourquoi ce trope fonctionne

Parce qu'il transforme chaque interaction en terrain miné. Un regard qui durerait deux secondes de trop entre deux inconnus devient, entre deux ennemis, une déclaration de guerre — ou pire, un aveu. La tension ne vient pas du désir seul : elle vient du fait que céder à ce désir, c'est perdre. Chaque personnage se bat autant contre l'autre que contre lui-même.

C'est aussi un trope qui récompense la lenteur. Un vrai enemies to lovers ne peut pas se résoudre en un chapitre : la méfiance ne s'efface pas d'un battement de cils, elle s'érode, scène après scène, jusqu'à ce qu'un des deux personnages — ou les deux — cesse de pouvoir prétendre que ce n'est que de la haine.

Comment savoir si ce trope est fait pour vous

Vous l'aimerez si vous préférez une tension qui monte lentement à une étincelle immédiate. Si vous aimez les personnages qui se mentent à eux-mêmes avant de se mentir l'un à l'autre. Si un dialogue acide vous fait plus d'effet qu'une déclaration sincère. Et si vous êtes prête à ce que la première scène marquante entre les deux personnages soit une confrontation, pas une rencontre.

Où le trouver dans mes romans

Sous les filtres pousse ce trope dans un cadre très actuel : une influenceuse à 50 millions d'abonnés et un homme qui sait exactement ce qu'elle cache derrière ses filtres. Aucun des deux n'a de raison de faire confiance à l'autre — ce qui rend chaque rapprochement d'autant plus coûteux, et d'autant plus intéressant à lire.

Pour comparer ce trope aux autres — forced proximity, morally grey, possessive MMC — voir le guide complet des tropes.

Lire le premier chapitre de Sous les filtres